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Jamais contente, celle-là!

Jamais contente, celle-là!
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Aujourd’hui, on va parler un peu de moi pour ne pas changer. Mais ce qui s’applique à moi s’applique, j’en mettrais ma main à couper, à beaucoup d’autres femmes et jeunes filles. Les blondes veulent être brunes, les rondes aimeraient être minces, les minces voudraient plus de formes… Même celles qui ont une vue qu’on pourrait comparer à un microscope veulent porter des lunettes. Ca fait sexy et intello à la fois. Jamais contentes celles-là ! Et si on apprenait à se satisfaire de ce qu’on a.

Il est vrai que nous avons la mauvaise réputation de n’être jamais contentes de ce que nous avons et en plus d’avoir des besoins contradictoires. Ce qui n’est pas tout à fait juste, mais pas tout à fait faux. Je vous parlerais des pensées que j’ai eu concernant mon physique qui me paraissent toujours plus farfelues avec le temps. Je fais arrêt sur image, je m’entends critiquer mon corps plus jeune et je voudrais me faire interner. Mais pendant toutes ces périodes il y a toujours eu des choses plus importantes que mon apparence. L’exercice ici c’est de se souvenir du mal que l’on a pu penser de soi pour ne plus recommencer, mais aussi de se souvenir des événements positifs qui font notre histoire. Je ferai mon parcours en image pour que vous compreniez à quel point nous devons arrêter d’être notre pire ennemi. Nous ne sommes jamais assez objectifs sur nous même. L’énergie que nous mettons à nous concentrer sur ce que nous n’aimons pas devrait être mise à profit des succès et petits défis relevés tous les jours.

Ne soyez pas choquée de certaines choses que j’ai pu me dire, aussi violentes qu’elles aient pu être. Je reste encore un peu équilibrée, heureusement pour moi. 

 

5 ans : Le pouvoir des mots

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Certains diront que j’ai l’air toute mimi en regardant cette photo, moi je dis que je ressemblais à un ouistiti. Si vous le pensez aussi, n’ayez pas honte, ça peut être mignon un ouistiti. Je ne pense pas qu’à cet âge-là je me souciais de mon apparence. Ce n’est que plus tard, lorsque l’on m’a soufflé cette idée de ouistiti dans la tête que j’ai commencé à y croire aussi. Le pouvoir des mots est redoutable, surtout lorsque ce sont des mots négatifs. Heureusement que cela ne me touche plus, même si je ne peux m’empêcher de continuer à voir une ressemblance (je n’ai pas le stylo effaceur de mémoire de Men In Black) et par chance, ce sont des animaux que j’aime. Je préfère garder en tête qu’à cette époque là, j’avais la côte et du style grâce à maman. Je trouvais des babysitters en un claquement de doigts tellement on me trouvait mimi 🙂 Alors, elle est pas belle la vie de ouistiti?!

 

9 ans : On s’adapte et on grandit

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Ici, je dois avoir même pas dix ans. J’avais le doux surnom de grossimos et un crush qui était seulement un ami et qui souhaitait le rester, au grand regret de la bonne petite amoureuse transit que j’étais. À cette période, je n’ai jamais pensé que ce put être parce que j’étais noire, l’existence du racisme n’avait pas encore traversé ma pensée.  À la place, j’étais persuadée que c’était parce que j’étais grosse. J’en ai souffert un peu, mais quelques années plus tard et quelques kilos mieux répartis, j’ai fini par prendre ma revanche sur le monde… Haha !! Même si ma corpulence m’a souvent rendue triste à cause des moqueries de certaines personnes plus proches, j’ai eu une enfance plutôt joyeuse. J’avais un groupe de copines inséparables (blacks, blanc, beurre), j’étais à fond sur Jem et les Hologrammes et Sailor Moon et j’enchainais les représentations de danse avec mes frères et soeurs. Une petite fille presque comme les autres, quoi. C’est à cette même époque que j’ai appris que j’étais épileptique et j’ai du commencer à vivre avec cette maladie particulière. J’ai doucement appris à gérer mes crises et mon angoisse, les nombreux examens médicaux, les absences, les traitements. Je pense que cela m’a rendu plus forte et a été déterminant dans la construction de ma personnalité.

 

13 ans: Toujours croire en soi

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Le collège, cette épreuve. J’avais continué à grossir et mon monde tournait pas rond ou trop rond. J’étais une petite ballerine pleine de grâce et de graisse.Dans ce groupe de brindilles on ne voyait que moi, la dodue au tutu blanc et des langues bien pendues ne manquaient pas de me le faire remarquer. Les enfants sont vraiment méchants entre eux. Malgré tout j’étais là! Ce complexe et surtout mon manque de souplesse légendaire m’ont fait abandonner la discipline après deux ans de travail acharné. Mais ce n’est pas grave, après cette expérience je n’ai jamais plus abandonné la danse à cause de mon poids. Je fais parti de ces personnes qui arrivent à mettre leur fierté de côté quand elles ont décidé d’apprendre quelque chose. D’autres moqueries m’ont fait réagir avec violence, malheureusement. Ce n’était pas la meilleure façon de se défendre, mais j’y ai cédé. Je me battais avec des filles comme avec des garçons. Je pensais que ça montrerait aux autres qu’il ne fallait pas me chercher. Chacun sa manière de se garantir une place au soleil. Ce n’était pas ma plus brillante idée, mais au moins j’ai eu une scolarité à peu près tranquille. Durant cette période, j’ai intégré le club théâtre. Je jouais une étoile noire de la comédie musicale Starmania la première année et une sans papier dans une de nos création de l’année d’après. Ironique, non? Ce sont les meilleurs souvenirs que je garde du collège: une petite qui ne se laisse pas facilement démonter et qui court après ses rêves. Je dansais, chantais et faisais du théâtre, et dans toutes ces disciplines on se fichait de la taille que je portais. Les souvenirs que j’en garde sont la fierté que je procurais à mon frère et ma détermination à me créer une mini vie d’artiste.  Lorsque j’aurais des enfants je me fais la promesse de toujours leur rappeler à quel point ils sont beaux tels qu’ils sont et qu’ils atteindront leurs buts s’ils s’en donnent les moyens. Je leur dirais aussi qu’il faut voir le monde comme un puzzle, il n’y a pas de gens hors norme, seulement des personnes uniques qui ont chacune une place qui leur est réservée.

 

16 ans : De chenille à chrysalide

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Je me la joue pendant un séjour à Paris avec mon groupe pour prendre des cours de danse

Je commençais à faire ronde, mais je n’avais plus le statut de grosse. Ca ne m’empêchait pas de passer mon temps à me plaindre de mon poids et mon allure. En y repensant, il n’y a pas une seule période dans ma vie durant laquelle je n’ai pas souhaité maigrir et mon entourage ne m’incitait pas à changer d’avis. Faire un 38 était le but ultime, celui qui me permettrait d’être comme tout le monde. Pourtant en regardant la photo maintenant, je trouve que mon corps était plutôt bien proportionné. À l’époque, je dansais beaucoup donc j’avais un ventre plus plat et une peau plus ferme, mes t-shirts ressemblaient à ceux d’un enfant, mais mes hanches restaient toujours fortes. Ca suffisait à me faire me sentir mal dans ma peau. Ma taille marquée me dessinait une jolie silhouette et me permettait de porter des hauts moulants ou court. Pourtant quand on me complimentait, je croyais à une blague. Je me mettais en valeur, je commençais à me maquiller et à flirter, mais si on m’avait proposé de faire de la chirurgie je n’aurais pas hésité à opter pour une liposuccion. Quand on n’arrive pas à s’aimer soi-même on est persuadé que personne ne peut nous aimer. Le changement commence par nous, cette phrase est tellement vraie. Tout ce mal être n’arrivait toujours pas à me faire lâcher l’envie d’être sous les projecteurs. J’ai fait parti d’un « girlband », une aventure de 3 ans durant lesquelles on a vécu notre Star Academy du ghetto. On a pu enregistrer un album (non vendu), créer un spectacle, se produire lors d’un festival off d’Avignon. Un épanouissement qui nous a toutes fait grandir.

 

18 ans : Le poids de la honte

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Charmante jeune femme complexée, j’imaginais souvent être attaquée par un chien. Dérangée comme j’étais, je me disais « s’il me choppe l’intérieur des cuisses, pourquoi pas ? » J’étais devenue l’outil d’agrandissement des jeans de ma tante. Méthodologie : mettre une fille à grosses cuisses (moi) dans un jeans trop serré pour soi, lui demander de le porter pendant une période histoire de l’agrandir même si le bouton ne se ferme pas. Comment ne pas se sentir grosse? Heureusement que les jeans étaient beaux et que ça me donnait l’opportunité de frimer dedans même si je ne pouvais pas plier les jambes sans que ma circulation du sang en patisse. C’était également l’âge où je me posais des questions existentielles lorsque mon petit ami de l’époque voulait que comme tous les autres couples, je m’assoie sur ses jambes. L’angoisse !!!!! Est-ce que je ne risque pas de lui briser ses petites jambes ? Parce qu’en plus de ça, les garçons à qui je plaisais étaient toujours plus minces que moi. Imaginez-moi « assise » sur ses allumettes, mais en essayant de ne pas lui faire subir tout mon poids. Un moment censé être romantique se transformait en séance de squats et d’abdos. Ma honte pesait sans doute plus lourd que mon poids. Je ne saurais jamais si ses jambes auraient pu la supporter. Une preuve encore que cette obsession du poids peut gâcher de beaux instants. Malgré tout si je pouvais remonter le temps je ne changerai rien de cette époque même pas mon poids. La personne que j’étais à ce moment a vécu les plus belles aventures de sa vie.

 

20-22 ans : Le début des régimes

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18 ans à droite et 20 à gauche.

A 18 ans, j’ai un ventre encore assez plat pour me plaire, des cuisses et des hanches toujours aussi fortes qui me complexent de plus en plus. Je tente le régime Milical, mais c’est pas très concluant, je me lasse vite des shakes. Cette fois-ci, pour couronner le tout mon attention commence aussi à se porter sur mes gros genoux, et ma petite poitrine. Celle-ci me permet tout de même de profiter des hauts à décolleté plongeant et des trikinis, il fallait bien qu’il y ai au moins un avantage. Par contre pour éviter que ça se voit dans les hauts fermés, je prends un pass illimité chez les push up. L’idée de me faire chopper par un chien est toujours présente,et s’il pouvait ne pas épargner l’intérieur de mes genoux, je l’en remercierais infiniment. Glauque, non, comme pensée, mais à la hauteur de mon mal être.  Ca ne fera qu’empirer au fur et à mesure que je m’épaissis. Heureusement que ma coquetterie ne cesse de se développer et que la gente masculine me complimente. Je vous raconterais dans un prochain article les bêtises que mon complexe de taille a pu me faire faire ces années-là.

 

25 ans : Hello London, bye bye pression

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Des complexes toujours aussi présents au fur et à mesure que je prends et perds du poids. J’avais déjà testé le régime Milical, et je me frotte à Dukan, mais ce n’est pas très concluant. Durant cette période je décide pour commencer de me réconcilier avec mes cheveux naturels. Je me rends vite compte que c’est pas gagné. Ça me demande d’être deux fois plus coquette et je ne peux plus cacher mes joues derrière des cheveux. Je compense avec le maquillage. Dans cet élan de risque, je tente l’aventure à Londres. Cette photo a été prise là-bas, et me fait penser à quel point je me sentais bien. Mon poids n’était plus aussi pesant, les londoniens ne font pas attention à votre apparence et sans pression on se sent tellement mieux. Ça n’a duré que deux mois mais ils étaient fantastiques. Ma recherche de travail là-bas et d’une vie nouvelle m’a presque complètement fait oublier mes kilos. De toute manière, les croissants aux amandes étaient d’un tel régal, le combat était perdu d’avance! 🙂

 

30 ans: La chrysalide devient papillon

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Je n’ai jamais été aussi enrobée, mais mon mental n’a jamais été aussi fort. Si j’avais su plus jeune qu’en grandissant je serai de plus en plus ronde, je n’aurais pas perdu autant de temps à me dévaloriser. J’aurais seulement appris à m’accepter plus tôt. Quand je regarde toutes ces photos, je ne peux m’empêcher de me demander comment peut-on pendant tant d’années ne pas s’aimer. Comment peut-on subir les commentaires des gens qui nous encouragent à maigrir. Comment peut-on se souhaiter de se faire mordre par un chien, marcher comme si on souhaiterait s’enfoncer sous terre ? C’est l’âge de raison me direz-vous ou la résignation. Un voyage au Canada m’a permis de me libérer du regard des gens, mon amoureux m’a permis d’être plus bienveillante envers moi, les nombreuses youtubeuses et blogueuses m’ont permis de m’accepter telle que je suis. Ma santé me rappelle parfois de ne pas me laisser aller non plus, mais je ne me flagelle plus. Je me dis que c’est les kilos du bonheur, mais cette histoire je vous la conterai une prochaine fois.

Ne laissez personne vous dire ce que vous devez ou ne devez pas être. Vous êtes le propriétaire de votre corps et le seul capable de décider de vous aimer. Je sais que l’entourage peut parfois vous démoraliser, les médias encore plus, mais personne ne peut à votre place vous relever la tête, avancer pas à pas la tête haute. Tous les corps ont le droit de vivre leur vie comme ils l’entendent. Ne participez pas au petit jeu de ceux qui vous rabaissent l’air de rien. Ne soyez pas celle qui agrandit les affaires des autres. Ne soyez pas celle qui est triste parce qu’elle pense que tout le monde la trouve grosse. Ne souhaitez pas avoir un corps qui correspond à ce que les autres veulent voir.

J’ai retenu certaines choses avec mon expérience de fille puis de femme mal dans sa peau.

  • Il faut montrer au monde que celle que vous voulez être c’est vous au meilleur de sa forme et de son moral.
  • Il ne faut pas chercher en vain le bonheur à l’extérieur, car le seul endroit où il peut être c’est à l’intérieur de vous. Cette quête peut être longue, mais elle en vaut la peine.
  • Il ne faut pas regretter la vie que l’on a eue, seulement faire en sorte que les prochaines heures soient aussi belles que possible.

Peut-être que si nous décidons de dire au monde que nous pouvons être notre propre modèle ou choisir celui qui nous convient les gens arrêteront de vouloir nous convaincre que nous devons être autrement.

Nous n’avons qu’une seule vie, tentons de faire en sorte qu’elle soit la plus exceptionnelle possible.

 

 

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